Castlevania: Lords of Shadow – Mirror of Fate

La série des Castlevania, c’est une histoire de famille. Gabriel Belmont est un chevalier de la Confrérie de la Lumière, qui défend les petites gens des menaces surnaturelles. Lors de l’une des missions de Gabriel pour la Confrérie, sa bien-aimée Marie donne naissance à leur fils, Trevor Belmont, que la Confrérie décide d’enlever et de cacher pour le protéger de son père. Par la suite, Marie ne survit malheureusement pas à une agression des Adorateurs de l’Ombre, ce qui poussa Gabriel à la venger. Anéanti par la perte de sa femme, il atteindra son but mais la haine prendra le dessus et Gabriel deviendra Dracula.

Vous incarnez ici Trevor
Vous incarnez ici Trevor

Voici rapidement la trame du prologue que l’équipe de Mercurysteam nous propose d’aborder dans une première partie du jeu. Je vous l’avoue, cette trame scénaristique me paraît bien compliquée (ah les histoires de famille !) et je trouve que le jeux n’est pas très clair sur l’identité des personnages et leurs liens. Pour ne rien arranger, l’histoire n’est pas présentée logiquement et vous incarnerez les membres de cette petite famille dans le désordre. Mais nous n’avons pas vraiment besoin de connaître tous ces détails pour jouer à Castlevania: Lors of Shadow – Mirror of Fate. Le jeu débute par l’arrivée de Gabriel dans le domaine du château du Seigneur des Ténèbres et met en scène de fort belle manière cette séquence en la couplant au didacticiel. C’est relativement court, car le système de jeu est simple, mais réellement efficace. S’en suivront ensuite trois chapitres avec Simon (fils de Trevor et petit-fils de Gabriel), Alucard (demi vampire, fils de Gabriel avec une mortelle) et enfin Trevor (fils de Gabriel, père de Simon).

Vous en prenez plein la vue avec ce Castlevania. Rarement un jeu sur Nintendo 3DS n’a été aussi beau. Les décors en extérieurs sont profonds, les jeux de lumière plus que réussis et la 3D est impeccable. Je me suis d’ailleurs surpris de la mettre aussi souvent. L’ambiance sonore fait plus que son office. Il m’est difficile de parler de musique, car aucun air ne restera gravé dans votre mémoire à jamais. Et pourtant, c’est magistral et imposant, orchestre et orgue oblige.

Vos pérégrinations se déroulent la plupart du temps dans le château de Dracula. Vous passerez de salles en salles, en désinguant tout ce qui bouge pour accéder à la prochaine. Mêlant plateformes et recherche, le jeu n’est pas très compliqué en soit car si vous perdez, vous reprenez quelques instants avant votre mort. De même, si vous perdez durant le combat avec un boss, vous reprenez pendant le combat. Les boss sont assez variés est bien réalisés. Par contre, leurs attaques sont très prévisibles et il n’est pas compliqué d’en venir à bout. Vous terminerez toujours ces combats par une séquence QTE. Et je peux le dire haut et fort, les QTE de ce Castlevania sont insupportables. L’affichage des touches est parfois tellement court, qu’on ne comprend pas pourquoi on perd. J’ai dû visionner à plusieurs reprises une séquence pour entrevoir pendant quelques images la touche qu’il fallait utiliser…

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La carte sur l’écran du bas vous permet de vous repérer facilement

Régulièrement, le jeu est entre-coupé de cinématiques en cell-shading du plus bel effet. Elles sont censées faire avancer l’histoire, mais après coup, on ne sait plus qui est Simon de Trévor ou de Gabriel. Donc c’est jouli, ça ne sert pas à grand chose et ça ne change pas le court du jeu : avancer et taper sur les méchants.

La rejouablilité est vraiment limite. J’ai terminé le jeu en 9h34 (fini à 76%) et je n’ai pas envie de l’ouvrir à nouveau pour des coffres ou des parchemins. Pas de quêtes annexes ou de niveaux supplémentaires, non, juste des objets cachés par-ci par-là. Vraiment moyen. Enfin, aucun multijoueur à l’horizon. Le jeu ne s’y prête pas trop, mais cette absence en fait une occasion supplémentaire pour ne pas y revenir.

Bref, ce Castlevania surprend par sa réalisation graphique et son ambiance sonore impeccable, mais pèche par le manque de défis et des QTE lassants. N’en attendait pas des miracles !

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