Pikmin 3, pourquoi j’ai aimé

La série Pikmin sur consoles Nintendo a débuté au temps de la Gamecube, avec deux opus sortis sur cette machine. Bien que ressorti sur Wii avec une maniabilité repensée pour la Wiimote, je n’avais jamais eu l’occasion d’essayer de manipuler les petites bêtes.

Et c’est encore une occasion manquée. Mais un grand plaisir de découvrir ce jeu sur WiiU ! Pikmin 3 est le 3ème opus de la série. Longtemps en développement, il aurait d’abord été pensé pour la Wii. Cela fut d’ailleurs grandement remarqué quand le jeu fit ses premières apparitions en salon : le jeu était moyen graphiquement et le gamepad sous-utilisé. Qu’en est-il du jeu disponible ? Est-il à la hauteur de nos attentes ?

Le jeu vous amène à suivre trois personnages envoyés sur la planète PNF-404 pour y dénicher des ressources alimentaires, leur planète d’origine, Koppai, étant victime de surpopulation. Sans trop de surprise, l’atterrissage ne se passe pas comme prévu et vous voilà séparé de vos petits camarades. C’est donc aux commandes de Alph que débute votre aventure : partir à la recherche de vos coéquipiers, votre vaisseau et des fruits qui vous permettront de nourrir vos compatriotes.

C’est au travers d’une végétation luxuriante que vous effectuez vos premiers pas en milieu hostile. En effet, la première rencontre de pikmin passée, croiser des ennemis devient monnaie courante. Le début du jeu est très bien mis en scène et l’on monte rapidement en puissance sur l’utilisation du gamepad. Celui-ci vous affiche la carte du niveau et vous permet de jeter un oeil sur les actions de vos coéquipiers. Vous pouvez également prendre des photos au ras du sol pour inonder Miiverse de pikmins en gros plan. Il existe plusieurs races de pikmins disposant chacune de ses aptitudes et particularités. Les pikmins rouges sont fort au combat et ne craignent pas les flammes. Les jaunes peuvent être lancés plus haut et conduisent le courant électrique. Les bleus sont capables de respirer sous l’eau et de nager, les roses volent et les pikmins rocks se servent de leur propre corps comme projectile pour casser des éléments du décor.

Les embuches s’amoncellent sur votre parcours : obstacles du terrain, cours d’eau, ennemis plus gros et rapides les uns que les autres. Si vous avez les bons pikmins au bon moment, tout cela ne devrait pas causer de réels problèmes aux joueurs avertis. Le jeu n’est pas très difficile sur ces aspects là. Tout se passerait dans le meilleur des monde si vous n’étiez pas obligé en fin de journée de regagner la base pour échapper aux hordes d’ennemis qui viendraient grignoter vos pikmins. Le jeu est alors découpé en journées de 18 minutes chacune, durant lesquelles vous vous essaierez de remplir le maximum de tâches : ramasser des fruits, construire des ponts, faire des découvertes en tout genre. C’est davantage dans cette limitation là que le jeu est en soit difficile. On est rapidement pris de court par le temps et les journées s’enchainent. De plus, à la fin de la journée, vous devez vous ravitailler. Quoi de mieux que de gouter les jus des fruits que vous avez ramassés dans la journée ? Vous comprenez qu’il faudra amasser le plus de fruits possible pour disposer d’un maximum de jus pour avoir le droit de repartir une journée supplémentaire en vadrouille.

Le jeu continue de se gâter au fur et à mesure que vous progresserez. Non pas par la difficulté du peu de cartes disponibles mais par une maniabilité dont la précision laisse vraiment à désirer. Pour les avoir toutes testées, aucune des configurations proposées n’est parfaite, touchant les fonctions les plus essentielles du jeu : afficher la carte et sélectionner les pikmins. Le gamepad affiche la carte sur l’écran et propose de déplacer le curseur à l’écran avec le stick gauche. Je l’ai trouvé très imprécis, trop sensible. Il m’est souvent arrivé de rater ma visée (trop loin, trop près…). Frustrant. En essayant la commande à la Wiimote, la sélection est parfaite, mais du coup, c’est deux autres possibilités qu’offre le gamepad qui manquent à l’appel : l’affichage de la carte mais surtout le déplacement de la caméra (qui se fait au stick droit). Autant dire qu’à la Wiimote, on n’y voit plus grand chose, ou si, des plantes, des murs et fruits en gros plan, la caméra étant complètement… dans les choux.

Le jeu est également bien trop court !  Avec seulement cinq cartes différentes (et encore, la dernière étant un terrain de jeu pour le boss final), on fait très rapidement le tour. La durée de vie augmente un peu en retournant dans les précédentes cartes chercher la totalité des fruits. Elle augmentera encore si vous cherchez les notes secrètes (qui ne servent à pas grand chose), et encore un peu si vous dénichez les deux nouvelles races de pikmins. Je me suis personnellement arrêté à la recherche de tous les fruits pour totaliser 22h00 de jeu.

Pikmin 3 a été une agréable découverte sur WiiU. L’utilisation des fonctionnalités du gamepad est sympathique sans transcender le genre. Je vous le recommande si vous n’avez pas grand chose à vous mettre sous la dent en ce moment ou si vous cherchez un jeu calme dans lequel vous pourrez prendre votre temps et avancer à votre rythme dans des univers verdoyants et pleins de vie.

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