Découverte du dungeon crawling avec PersonaQ 

Vous vous rendez au lycée comme tous les matins et y retrouvez vos amis habituels, jusqu’à ce que vous vous rendiez compte que quelque chose ne tourne pas rond. Pourquoi y a-t-il ce clocher dans la cour de l’école ? Il n’y était pas avant. Qui l’a fait construire ? Et en si peu de temps ? Vous rencontrez également de nouveaux personnages Zen et Rei, qui semblent avoir perdu la mémoire et incapables de répondre à vos questions.

Le jeu vous propose de partir aider vos nouveaux amis à recouvrer la mémoire. Vous choisissez dès le début votre équipe issue, soit de Persona 3, soit de Persona 4. N’ayant fait pour le moment que le dernier sur PS Vita, j’ai opté pour les charmes de Rise et de l’adorable Teddie. Ce choix n’a pas énormément d’importance, car vous finirez par trouver l’autre l’équipe au cours du chemin. Autant PersonaQ propose de mélanger les univers des Persona 3 et 4 pour la forme, autant il mélange celui d’Etrian Odyssey pour le fond. Comme dans tous les Shin Megami Tensei vous pourrez recourir à des démons (des persona) afin de gagner en puissance et en équipement lors des innombrables combats qui vous attendent. Et comme dans Etrian Odyssey, le jeu vous plonge au coeur du dungeon crawling.

Pour les non initiés à tout cela, le jeu se joue à la première personne (vous voyez dans les yeux du personnages) et vous demande de dessiner la carte du donjon que vous visitez. Tous les outils sont à votre disposition pour créer une oeuvre d’art architecturale : du petit crayon pour les murs, de la couleur pour le  sol, de marquer les passages secrets, les portes, les trésors, les pièges,… Moi qui ne connaissais pas du tout le genre et qui y suis allé avec pas mal d’appréhension, ce fut un véritable vent de fraicheur entre les mains. Même si on peut choisir le mode dessin automatique (qui ne dessine que les murs et le sol), j’ai pris beaucoup de plaisir à compléter les cartes à 100% et à y mentionner un maximum d’informations. Le jeu vous rappelle d’ailleurs régulièrement de prendre des notes et de ne pas oublier de dessiner la map. Sans dessiner, vous n’irez pas bien loin, les cartes sont de véritables labyrinthes à en faire pâlir Télé7jeux. Ne vous emballez pas quand même sur les possibilités de dessin des cartes, nous sommes loin des Sims. Cela ressemble à cela :

PersonaQ se déroule entre la vie et la mort. A ce moment précis où les organes s’arrêtent un à un et où le cerveau tente son va-tout pour subsister. Le temps s’est arrêté à ce moment précis. Inexplicablement. Votre seule issue et solution reste alors de parcourir les salles de cours transformées en donjons aux thématiques bien singulières : Alice au Pays des Merveilles, un hôpital hanté, un festival, … La réalisation est plutôt bien finie : les graphismes sont jolis et colorés sans être d’une finesse extrême. La 3D est hyper agréable dans ce genre de jeu et ajoute vraiment de la profondeur, aussi bien lors des phases d’exploration que des combats qui se déroulent sur plusieurs plans. Elle a tendance à ralentir un milli-poil le jeu. Vous vous en rendrez compte si vous passez de la 2D à la 3D. Les musiques quant à elles reprennent les ambiances des Persona 3 et & 4, avec des thèmes rajoutés pour les donjons (et ils sont superbes, allant du piano inquiétants à la grosse guitare électrique qui vous hurle le départ pour la bataille). N’ayant fait que Persona 4 pour le moment, je ne connais pas la dose de musique issues de l’épisode 3. On peut dénoter tout de même une baisse de la qualité de la réalisation lors du dernier donjon. Bizarrement, le jeu se mets à accélérer lors des combats, avant de retrouver son tempo normal. Comme si on vous passer un film en vitesse rapide pendant une seconde. Rien de bien méchant, mais l’effet est assez désagréable.

La durée de vie est tout simplement énorme. J’ai cherché à compléter au maximum tous les donjons, donc j’ai visiblement pas mal fait de levelling par la même occasion. J’ai également fait toutes les quêtes annexes d’avant le combat finale (oui il en reste quelques unes visiblement après mouhahaha)… pour un total de 102 heures au compteur interne du jeu. La console m’affichant quant à elle 108 heures bien tassées. Avec l’ensemble des possibilités d’équipe regroupant les personnage des deux Persona et les centaines de persona à disposition, les combinaisons sont infinies pour atteindre les limites du jeu. Il m’a semblé un poil trop simple, donc je vous encourage à passer directement à la difficulté au moins au dessus de « Normal », chose que je ferai assurément lors de mon second run.

Pour y avoir passé autant de temps, et sans avoir entamé d’autres jeux pendant cette période, c’est que j’ai vraiment accroché à ce qui s’apparente à un jeu de niche. En effet, il faut aimer les RPG au tour par tour, l’univers de Persona, les mécaniques de gameplay d’Etrian Odyssey, mais aussi lire l’anglais ! Les barrières commencent à être nombreuses mais si vous réussissez à les surmonter, je vous garantie que le jeu vous fera passer d’excellents moments.

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4 réflexions sur “Découverte du dungeon crawling avec PersonaQ 

  1. J’ai entendu parler de ce Persona Q, mais je ne suis pas très emballé à l’idée d’y jouer. Comme tu dis, il faut vraiment aimer le genre. Par contre, j’ai bien apprécié la critique que tu en fais.

  2. Je sais que ton article date un peu, mais je ne comprends pas trop pourquoi les gens aiment tant Persona, lol. Le volet 5 a même été nominé dans la catégorie Meilleur jeu de l’année 2017 en plus…

    1. Hello ! Merci pour tous tes commentaires 🙂 pourquoi les gens aiment Persona ? Parce qu’ils d’s’agit de bons jeux : scénario prenant, histoire dense,mécaniques de combat riches, possibilités d’évolution des avatar proche de l’infini… ces jeux dont des petites perles dans lesquelles il est facile de se laisser absorber !

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