Etrian Odyssey Untold : The Millennium Girl

Une histoire de chemin

Etrian Odyssey Untold : The Millennium Girl est une histoire de chemins. Avant de commencer le jeu, c’est un chemin personnel qui m’amène petit à petit vers ce type de jeu, les dungeon crawlers, à travers un ensemble de licences auxquelles je ne pensais absolument pas m’attacher. Voici un petit voyage vers un ensemble de licences qui ont marqué ma vie de joueur durant les 3 derniers années. Voici le fruit d’un aboutissement qui a fait de moi un vrai fan d’une série que je ne connaissais pas et dont les mécaniques ne me plaisaient pas à première vue.

Nintendo publie en avril 2013 Fire Emblem Awakening. Le jeu a été annoncé en grande pompe, la communauté de joueurs vibre à chaque communication ou vidéo de la part de Nintendo. Il est tout bonnement impossible de rater le titre et son arrivée. La licence ayant connu de mauvaises ventes dernièrement, Nintendo met le paquet et sort une démo du titre pour montrer le jeu et tenter de convaincre quelques indécis ou mieux encore, faire découvrir cette licence mal aimée. C’est gratuit, allons-y, ni une ni deux je télécharge cette fameuse démo et je découvre un univers magnifique, travaillé, des musiques superbes ainsi qu’un système de combat qui m’était inconnu jusqu’alors : le tour par tour. L’amour arrive toujours lorsqu’on ne s’y attend pas. Il débarque comme ça, dans une vie et chamboule tout. Votre regard sur les choses, votre manière de penser et d’appréhender le monde. Je suis tombé amoureux des combats tour par tour de ce Fire Emblem. Là où je pensais la chose trop facile, trop accessible, Fire Emblem m’a fait découvrir une bonne dose de subtilité et de stratégie. Banco, j’achète le jeu à sa sortie. Le tour par tour c’est vraiment pas mal en fait.

La découverte de Shin Megami Tensei

Mais y a-t-il d’autres jeux dont le système de combat est en tour par tour et qui sont susceptibles de m’intéresser ? On parlait beaucoup de Persona 4 The Golen à cette époque. J’ai lu quelques tests, quelques critiques de joueurs. Et avec l’arrivée de Final Fantasy X sur PS Vita, l’affaire était réglée. J’ai donc choisi de prendre une PS Vita pour m’essayer au titre. C’est ainsi que j’ai pu découvrir une réelle richesse dans les combats, la complémentarité de dingue des personnages et de leurs techniques. Les personnages et leurs histoires personnelles m’ont également beaucoup parlé, tout en étant aspiré par cette superbe enquête policière. Persona, pour les amoureux des JRPG au tour par tour, c’est vraiment la crème de la crème. Et ce fut l’introduction parfaite à un autre univers : celui de Shin Megami Tensei.

Pratique, Shin Megami Tensei IV sort en octobre 2014 sur Nintendo 3DS. C’est à nouveau une histoire d’amour qui commence. Fort de mon expérience de Persona 4, je ne suis pas trop dépaysé par les mécaniques du jeu, les techniques ou les fusions de démons. Petit à petit l’oiseau fait son nid, le tour par tour c’est top. Atlus c’est de la bombe. A écrire cet article, c’est à se demander si leurs licences n’ont pas été construites de manière à vous embarquer dans tout un ensemble de jeux en changeant quelques ingrédients d’une recette à succès. Ils sont très forts pour ce mélange. Car c’est ainsi qu’ils présenteront Persona Q, un jeu dont j’ai déjà parlé dans un précédent billet. Persona Q propose de mélanger la licence Persona à un autre type de jeu, Etrian Odyssey, série à succès sur Nintendo DS qui a la particularité de proposer au joueur de dessiner la carte des labyrinthes grâce à l’écran tactile de la console. Pas de démo ce coup-ci pour achever de me convaincre. Les critiques très positives ont suffit, certains allant jusqu’à écrire que le jeu était leur GOTY 2014. Plein de confiance en Atlus et en manque de Teddy depuis que j’eu terminé Persona 4, je tente Persona Q. Nous verrons bien ! Je vous invite à lire mon article sur mon expérience de Persona Q pour en savoir davantage. Tu dois te douter, cher lecteur, que j’ai été convaincu par l’expérience, au point de regarder de plus près à Etrian Odyssey Untold: The Millenium Girl.

Une nouvelle expérience de jeu

Est-ce que j’allais accrocher à une licence dont les personnages ne sont pas autant charismatiques que Persona ? Est-ce que des mécaniques de jeux allaient « simplement » me permettre de continuer une aventure ? Qu’est-ce que j’attends d’un jeu pour qu’il me donne envie d’y jouer ? Je me doutais que j’arrivais au bout d’un voyage, à la fin d’un cheminement qui m’amènerait à toucher à nouveau l’une des licences phares d’Atlus et non un spin off.

Le jeu affiche 86h21 au compteur interne de ma Nintendo 3DS, pour une première utilisation le 31 décembre 2015 et une dernière le 2 février 2016. C’est peu dire que j’ai littéralement fait du « binge playing ». Un unique jeu, du début jusqu’à la fin, sans passer à autre chose de temps en temps. J’ai mené cette aventure tambour battant, sans être diverti, sans regarder autour de moi. Même si je ne suis pas du genre à me disperser beaucoup de peur de ne pas réussir à finir mes jeux, il est assez rare que je termine aussi rapidement un jeu en ayant joué autant.

Etrian Odyssey n’est pas une licence connue pour son histoire ou ses personnages. Cela fait d’elle une licence à part, car la richesse de cet univers provient uniquement de ses mécaniques de jeu : vous êtes à la tête d’une équipe composée de 5 personnages. Au début du jeu, il vous est proposé de choisir entre le mode classic et le mode story. Le mode classic  est le mode initial du jeu sorti sur Nintendo DS : vous composez vous même votre équipe et vous parcourez les labyrinthes. Pour ma part, j’ai opté pour le mode story qui comporte un semblant de trame scénarisitque et qui vous impose les personnages : noms, physiques, classes et voix. Quelque soit le mode choisi, la mission principale de votre équipe sera de dessiner la carte d’un monde inconnu. Un village vous sert de campement (sous forme de menu), dans lequel vous pourrez acheter des équipements, vous reposer, venir choisir vos quêtes annexes et principales ou modifier la classe de vos personnages. L’unique sortie du village vous mène dans la forêt, premier labyrinthe à cartographier et il y a du boulot, les cartes prenant très souvent la totalité de l’écran tactile de la 3DS. Armé de votre stylet, vous disposez de tous les outils nécessaires pour parfaire votre œuvre avec le plus grand soin. Tout tombe sous la main et reste facile à utiliser. Pour les plus pressés, il est possible d’activer un mode de dessin automatique dans les options, afin de laisser le jeu dessiner pour vous les murs et le sol de la carte. Pour autant, vous devrez toujours noter les point d’intérêts spécifiques ou les passages secrets des cartes par exemple.

Une réalisation efficace et un jeu prenant

La réalisation du jeu est plutôt bonne, les donjons ne sont pas désagréables à l’œil même si les décors varient peu. La mention spéciale revient au cara design, vraiment très soigné et très classe. Les musiques du jeu ont été réalisées par Yuzo Koshiro en midi à l’époque sur DS. Je ne sais pas si les versions instrumentalisées de cette version Untold l’ont été par lui également, cependant, elles s’écoutent très bien en dehors du titre et je reviens régulièrement dessus : que ce soit le thème du premier donjon, qui vous invite réellement à faire vos premiers pas dans le jeu ou la musique du boss final (grosse guitare qui crache bien). Ma préférence va malgré tout à Battlefield – Throne of Creation, un poil répétitive certes, mais cette montée en puissance me rend vraiment dingue. Les éléments finissent par se déchainer en une pluie orchestrale absolument magnifique :

Les quêtes proposées ne sont par contre pas des plus intéressantes, même si elles viennent donner un peu d’épaisseur à un environnement sans réelle histoire : vous apprendrez les histoires locales ou irez chercher des matériaux rares qui vous aideront à avancer plus rapidement. Elles consistent généralement à se rendre dans l’un des donjons pour ramener une série d’objets commandés par des PNJ dont on ne verra jamais la bouille dans le jeu. Pour autant, elles font gagner de l’expérience à gogo. C’est l’un des meilleurs moyens de gagner de l’expérience rapidement si vous souhaitez leveller et avancer rapidement sans trop de difficulté, car de la difficulté, en veux-tu en voilà ! Le jeu est assez difficile et il n’est pas rare que les premiers combats se soldent par votre mort rapide et douloureuse. Un coup mal placé, une stratégie mal pensée et c’est à coup sûr un retour au village pour vous faire soigner. Je ne plaisante vraiment pas, j’ai été marqué par le tout premier combat où j’ai vu mon énergie fondre de 3/4 contre les premières bestioles rencontrées. C’est dans la douleur que vous apprendrez à maitriser le système de combat et les compétences de chacun de vos compagnons. Fort heureusement, il est possible de changer le niveau de difficulté en cours de partie. C’est d’ailleurs de cette façon, j’avoue, que j’ai pu battre le boss de fin tant il était coriace. Arriver à la fin avec un bon niveau de compétences et finir par baisser la difficulté gâche un peu le plaisir, le niveau facile est vraiment facile et j’ai survolé le combat.

Le système de combat est classique pour du tour par tour. Vous avez la possibilité de choisir pour chacun de vos personnages le coup à porter à l’ennemi, soit la garde, soit une compétence de magie. Votre équipe est positionnée sur 2 lignes que vous avez le loisir d’agencer selon votre stratégie. A chaque fois qu’un personnage montera d’un niveau d’expérience, il lui sera attribué un point à dépenser dans son arbre de compétences. Bien entendu, vous analyserez ces arbres avec soin et choisirez une stratégie de développement de vos personnages, car si vous leur attribuez des points au hasard, ils sauront tout faire mais finiront assez faibles. Durant les combats, vous récupérerez des matériaux (fourrures, ossements …) mais aussi des Grimoires Stones, des pierres dans lesquelles sont enfermées des compétences propres aux ennemis. Via le menu ad-hoc, il vous sera possible d’attribuer quelques unes de ces pierres à vos personnages afin de compléter ou renforcer leurs propres compétences. C’est assez pratique si vous souhaitez ajouter des compétences de magie à un personnage chez qui les sorts sont peu développés.

Etrian Odyssey Untold: The Millenium Girl est vraiment une expérience à part sur Nintendo 3DS. C’est une expérience qui vaut le coup d’être tentée si vous aimez les JRPG au tour par tour et que Yuzo Kushiro est l’un de vos compositeurs favoris. Suite à la sortie de ce premier opus en version Untold, c’est le 2 qui a rejoint nos contrées en février dernier. Je vous proposerai un test dans un billet prochainement. J’attends avec impatience que le 3 soit également proposé en Untold mais aussi que le 5 soit annoncé en occident. Même si cette licence est exclusivement en anglais, la langue n’est pas un problème en soi vue l’absence de trame scénaristique.

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4 réflexions sur “Etrian Odyssey Untold : The Millennium Girl

  1. Je ne connaissais pas du tout Etrian Odyssey Untold: The Millennium Girl. Suite à la lecture de ton article, j’ai fait quelques recherches et je dois dire que j’adore les paysages. Ils me rappellent ceux du site de jeux en ligne : http://www.prizee.com/ . En tout cas, Etrian Odyssey Untold: The Millennium Girl me semble vraiment intéressant. Malheureusement, je n’ai pas la Nintendo 3DS.

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